Dans une étude de l’INSEE (« Marché immobilier : voit-on une bulle »), les auteurs se proposent de tester l’existence d’une bulle immobilière en France à travers deux modèles. Le premier (qui nous intéresse ici) est un modèle réduit (ou d’arbitrage) qui consiste à estimer le surcroît de rémunération d’un placement immobilier par rapport à un placement sans risque classique (dépôt/obligation d’Etat). Appelée prime de risque, cette quantité devrait, en toute logique, être positive afin de rémunérer les détenteurs de biens immobiliers des risques qu’ils prennent (incertitude sur les revenus futurs et sur la valeur de revente). Une prime de risque négative serait donc (pour les auteurs) un signe tangible de bulle immobilière (la référence historique étant ici, comme dans la plupart des études, la bulle des années 1984-1990).