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Autour de l'Economie du Risque

Tag - croissance économique

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Quel PER d'Equilibre pour le CAC40 dans le Monde d'Après ?

Le PER (Price Earning Ratio/ratio cours sur bénéfices anticipés) est un outil simple pour évaluer le marché action. La méthode de valorisation consiste à considérer que le marché est sous-évalué (resp. sur-évalué) lorsque le PER courant est inférieur (resp. supérieur) à sa valeur d'équilibre. Ce qui pose problème avec cette approche n'est pas le ratio en lui-même mais l'utilisation qui en est faite dans les milieux médiatico-financiers. Le niveau d'équilibre du PER (véritable juge de paix du marché action) est en effet présenté comme une constante de long terme. Il s'agit donc d'un chiffre magique voir mystique plus ou moins historiquement fondé et en-deça duquel le marché serait systématiquement sous-évalué (le marché n'est pas cher ;-).

price_earning_ratio.jpg Crédit Image

La raison principale de cette mystification tient au fait que le PER n'est jamais présenté dans un cadre théorique qui permette de calculer un PER d'équilibre sur des bases implicites et non historiques.

Peu de gens le savent ou s'en soucient mais le PER est un concept "actuariel". En d'autres termes, le PER est un ratio qui n'a de sens que dans le cadre d'un modèle actuariel d'une action. Le modèle le plus simple consiste à considérer une action comme un "bon à 1A" tandis qu'un modèle plus réaliste consiste à utiliser une "obligation perpétuelle". C'est à partir de cette modélisation actuarielle que l'on défini le taux de rendement, la prime de risque et le PER d'une action.

Dans cet article nous allons d'abord présenter une formule implicite du PER d'équilibre du marché action dans le cadre des deux modèles actuariels précédents. Nous montrerons que le PER d'équilibre n'est pas une constante historique mais dépend très concrètement dans son calcul de paramètres économiques fondamentaux. Nous verrons ensuite que le PER d'équilibre valable dans un monde "néo-libéral" (rilance) doit être réévalué à la baisse pour tenir compte des changements structurels en cours qui devraient nous amener vers le monde d'après (rigueur). Nous terminerons par présenter trois scenarii chiffrés de calcul du PER d'équilibre et donnerons les niveaux (approximatifs) correspondants du CAC40.

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Dynamique du Ratio Dette sur PIB en Financement Ouvert

Dans un précédent billet, nous avons présenté le modèle de Domar classique c'est-à-dire à taux d'intérêt de la dette constant. On a en particulier montré qu'un Etat pouvait contrôler la dynamique de son ratio Dette sur PIB dès lors qu'il maîtrise le taux d'intérêt auquel il finance son déficit budgétaire (cas du Japon et des Etats-Unis).

zone_euro.jpg Crédit Image : Wikipedia

Par contre, si cet Etat finance une part significative de son déficit budgétaire via les marchés financiers, le modèle de Domar classique (en financement fermé) n’est plus pertinent car l’hypothèse d’un taux d’intérêt de la dette constant ou sous contrôle (ce qui revient au même) n’est pas réaliste (cas des pays de la zone Euro). Dans cet article, nous allons poursuivre l'étude du modèle de Domar en regardant l'effet du couplage du taux d'intérêt de la dette au ratio Dette sur PIB via une fonction comportementale du marché de taux.

Ce couplage permet de mettre en évidence le phénomène d'emballement du ratio Dette sur PIB qui conduit inévitablement et assez rapidement à la faillite. Dans une telle situation, des mesures d'économies sont à mettre en oeuvre le plus tôt possible de façon à stabiliser la dynamique du ratio Dette sur PIB. Ces mesures doivent êtres obligatoirement accompagnées de mesures complémentaires de stimulation (non-keynésiennes) de la croissance afin d'éviter de passer d'une spirale d'endettement à une spirale... dépressionniste.

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Dix ans de Pensée Unique Immobilière et Après ?

Cette année 2008 marque un changement radical dans le discours médiatique concernant la santé du marché immobilier. Les mauvais chiffres succédant aux mauvais chiffres, les médias ont fait volte-face dans une belle harmonie collective après avoir pendant des années publiés les chiffres pourtant très officieux de la FNAIM ainsi que les communiqués de presse de type "langue de bois des iles" qui les accompagnaient.

Durant cette période rares sont les économistes qui ont rappelé cette vérité simple : les prix des logements anciens ont augmenté à un rythme quatre fois plus rapide en France (les chiffres sont sensiblement les mêmes à Paris et en Province) que le PIB (Produit Intérieur Brut ) et l’ICC (indice INSEE du coût de la construction). Pourtant, les prix de l'immobilier (premier poste de dépenses des ménages) et les revenus (des ménages aussi :) ne pouvaient pas diverger éternellement. L'histoire nous apprend que les prix ne montent jamais jusqu'au ciel et que les bulles finissent toujours par éclater (c'est d'ailleurs la caractéristique principale d'une bulle).

L'occasion de faire un petit flashback sur cette période merveilleuse de l'immobilier-placement-préféré-des-français et de voir à quoi ressemble le monde nouveau du deleveraging-sauve-qui-peut.

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