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Autour de l'Economie du Risque

Tag - bulle spéculative

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Dix ans de Pensée Unique Immobilière et Après ?

Cette année 2008 marque un changement radical dans le discours médiatique concernant la santé du marché immobilier. Les mauvais chiffres succédant aux mauvais chiffres, les médias ont fait volte-face dans une belle harmonie collective après avoir pendant des années publiés les chiffres pourtant très officieux de la FNAIM ainsi que les communiqués de presse de type "langue de bois des iles" qui les accompagnaient.

Durant cette période rares sont les économistes qui ont rappelé cette vérité simple : les prix des logements anciens ont augmenté à un rythme quatre fois plus rapide en France (les chiffres sont sensiblement les mêmes à Paris et en Province) que le PIB (Produit Intérieur Brut ) et l’ICC (indice INSEE du coût de la construction). Pourtant, les prix de l'immobilier (premier poste de dépenses des ménages) et les revenus (des ménages aussi :) ne pouvaient pas diverger éternellement. L'histoire nous apprend que les prix ne montent jamais jusqu'au ciel et que les bulles finissent toujours par éclater (c'est d'ailleurs la caractéristique principale d'une bulle).

L'occasion de faire un petit flashback sur cette période merveilleuse de l'immobilier-placement-préféré-des-français et de voir à quoi ressemble le monde nouveau du deleveraging-sauve-qui-peut.

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Les Primes de Risque sur le Marché Immobilier ont-elles un Sens ?

Dans une étude de l’INSEE (« Marché immobilier : voit-on une bulle »), les auteurs se proposent de tester l’existence d’une bulle immobilière en France à travers deux modèles. Le premier (qui nous intéresse ici) est un modèle réduit (ou d’arbitrage) qui consiste à estimer le surcroît de rémunération d’un placement immobilier par rapport à un placement sans risque classique (dépôt/obligation d’Etat). Appelée prime de risque, cette quantité devrait, en toute logique, être positive afin de rémunérer les détenteurs de biens immobiliers des risques qu’ils prennent (incertitude sur les revenus futurs et sur la valeur de revente). Une prime de risque négative serait donc (pour les auteurs) un signe tangible de bulle immobilière (la référence historique étant ici, comme dans la plupart des études, la bulle des années 1984-1990).

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